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Opération "1 café - 1 portable"

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La nouvelle anarque, les marchands du temple et la laïcité en péril

Sommaire :

  • Mise à jour mars 2005 : les banques choisissent des étudiants "solvables"
  • Mise à jour octobre 2006 : l’Education nationale et le racketiciel
  • Un syndicat (SUD Education 86) réagit à l’opération ’Un portable, Un euro’.

    Cette opération, qui réunit le ministère de l’éducation nationale, des constructeurs et éditeurs informatiques, et des établissements bancaires, "vise à faciliter l’accès des étudiants aux outils informatiques".

    Microsoft a déjà ouvert un site à destination des étudiants, proposant le téléchargement 24h/24 de logiciels à bas prix.

    Selon le syndicat (entre autres), "derrière cette opération fracassante et si sympathique "1 café - 1 ordinateur" initiée par le Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR) se cache une ignoble opération de marketing : vente de crédits aux étudiants dont les bénéfices iront aux ... banques privées ; vente d’ordinateurs portables estampillés Éducation Nationale."

    Selon eux, c’est de l’arnaque pure et simple.

    - Lire l’article de VNUnet pour en savoir plus sur l’opération.
    - Lire la réaction du syndicat SUD Education 86.

    Mise à jour mars 2005 : les banques choisissent des étudiants "solvables"

    Lancée en septembre à grand renfort de communication, l’opération « Un ordinateur portable pour 1 euro par jour » était censée favoriser l’accès aux nouvelles technologies aux étudiants, surtout les moins fortunés. Le syndicat étudiant Unef constate pourtant que les banques censées accorder les prêts ne logent pas tous les étudiants à la même enseigne (les taux sont plus élevés pour les étudiants en lettres que pour les futurs ingénieurs ; les banques s’enquièrent de la situation financière des parents).

    [...] « En fait, comme pour n’importe quel autre prêt, analyse Nadjet Boubakeur, les banques cherchent des garanties, des cautions. Donc les étudiants les plus pauvres, s’ils ne sont pas refoulés, doivent accepter les taux les plus élevés. »

    D’autres dérives ont été constatées comme l’obligation d’ouvrir un compte dans la banque pour obtenir des informations sur ce prêt...

    "Cette situation était largement prévisible dès septembre dernier, François Fillon ayant donné le champ libre aux six banques partenaires pour mettre en place les offres de prêt", affirme Que Choisir.

    - Lire l’article de Que Choisir "Pas égaux devant l’ordinateur à 1 euro" (11/03/05).

    Mise à jour octobre 2006 : l’Education nationale et le racketiciel

    Cette opération est désormais appelée "opération micro-portable étudiant".

    Le principal "avantage" pour l’étudiant (en dehors du "prêt", controversé...) est, selon la publicté pour l’opération, de disposer d’emblée sur son PC d’"offres complètes et immédiatement opérationnelles".

    En clair, des tarifs préférentiels sur les logiciels Microsoft, comme par exemple la suite MS Office, alors qu’il existe une suite gratuite, Open Office, que l’Université elle-même utilise aujourd’hui prioritairement.

    La suite bureautique MS Office est livrée préinstallée avec certains PC proposés pour l’opération. En faisait un comparatif rapide, on constate que le PC ainsi proposé à l’étudiant est plus cher que le même sur le marché... sans la suite Office.

    L’Education nationale participe donc de la vente forcée de logiciels Microsoft !

    Si l’on peut voir deux PC (fournis par "Rue du commerce") proposant Linux au lieu du système d’exploitation Windows... en se rendant sur le site du fournisseur, on s’apperçoit que ces PC sont "épuisés", et on propose à la place deux modèles avec... "Windows XP Familiale".
    Effet d’annonce ?

    - Voir la présentation officielle de l’opération (dont le tableau des modèles de PC et leur prix), l’incitation à l’achat de logiciels Microsoft et d’autres éditeurs (comme Adobe) sur le même site.

    - Voir aussi "Non aux racketiciels".

     

    Publié le 22 octobre 2004
    Mis à jour le 30 octobre 2006
    Article consulté 691 fois.

     

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