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Sœur Christine cherchait un cadeau a offrir aux femmes pour les trente ans de la loi Veil. Elle a trouvé : qu’elles puissent avorter en se flagellant.
Christine Boutin, députée UDF des Yvelines, "vient de déposer à l’Assemblée nationale une proposition de loi constitutionnelle « tendant à favoriser l’aide aux femmes enceintes en difficulté ». L’exposé des motifs est sans ambiguïté : « Son objet est de considérer le drame personnel et collectif que constitue chaque interruption volontaire de grossesse. Elle exprime le souci d’adopter une approche nouvelle pour développer une réelle politique de prévention de l’IVG ». Le ton est donné. L’IVG n’est pas un droit, mais un « drame » - pour ne pas dire un crime - qu’il faut empêcher à tout prix.
Plusieurs études scientifiques l’ont démontré, les conséquence psychologiques de l’avortement dépendent du dégré de culpabilité, lequel est directement lié à l’environnement des femmes. [...] Les provie l’ont bien compris. Il faut culpabiliser les femmes."
Une conséquence serait de "financer les provies sur fonds publics. Quant aux centres pratiquant l’IVG, en plus des commandos, ils verront débarquer des charlatans pseudo-psy : « À proximité de chaque établissement pratiquant des interruptions volontaires de grossesse, il est créé un service de consultations pour le suivi psychologique post-abortif. »"
Lire l’article intégral de Charlie Hebdo (du 26 janvier 2005), repris sur le blog de l’association ProChoix.
A lire aussi : "Provie et pro-viol ?".
Info en ligne depuis le 7 février 2005
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