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Un comité s’oppose à l’ouverture du pôle Minatec... et se heurte à un dispositif militaire.

Symbole parfait de la recherche asservie à l’industrie et à l’Armée, de la fuite en avant économique et technologique et des décisions publiques prises dans le secret, Minatec est contesté depuis des années par des grenoblois-es. Pourquoi ? Comment ?

Sommaire :

  • Une semaine contre Minatec et son monde
  • Une semaine contre Minatec et son monde

    Sur Indymedia Grenoble :

    "Samedi 3 et dimanche 4 juin :
    Près de 15000 tracts étaient diffusés en ville sur l’opposition à Minatec et la répression des deux derniers jours.

    Vendredi 2 à Grenoble, le CEA et l’INPG appuyés par l’Etat et toutes les collectivités publiques inauguraient Minatec, le premier pôle européen de recherche publique en nanotechnologies... dans la peur de la contestation. Déjà Chirac et de Villepin avaient renoncé à se déplacer, et la date de l’inauguration avait été repoussée.

    Vendredi un quadrillage quasi-militaire de la ville protégeait les "festivités" de tout événement imprévu. Le matin même sur le campus, le campement d’opposant-e-s à Minatec était expulsé, tandis que la Bifurk, lieu mis à la disposition des opposant-e-s pour des débats, était entièrement encerclée par les forces de l’ordre. En centre-ville, la police était omniprésente, empêchant tout rassemblement, procédant à des contrôles d’identité, des intimidations, des arrestations, des perquisitions... Pendant ce temps, le quartier autour de Minatec était bouclé et un déploiement de banderole échouait.

    Jeudi 1er, une manifestation de 1000 personnes avait été appelée par l’Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies et d’autres organisations, dont le réseau Sortir du nucléaire. Partie du centre-ville, elle fut stoppée avant la gare et violemment réprimée (au moins un manifestant tabassé, une autre blessée au visage). Le soir même une action de représailles ciblait un commissariat.

    Le soir, une personne de l’ONG canadienne ETC donnait une conférence sur les nanotechnologies à la Bifurk. Les jours précédents, actions, débats et rencontres s’étaient succédés contre Minatec et son monde : des centaines de personnes s’étaient déplacées d’autres régions et d’autres pays, et toute une autogestion du quotidien était mise en place, notamment quant aux repas. Lire aussi : une chronologie des actions de la semaine, ainsi que des analyses/discussions sur la répression politique et la violence des manifestant-e-s.

    Même les élus municipaux le disent : "Grenoble est connu internationalement pour (...) ses développements en matière de chimie à haut risque, de dispositifs biométriques militaires et sécuritaires" (un vice-président de la Métro, conseiller municipal de Grenoble, Le Métroscope, février 2006). Même les ministres le disent : "Notre intérêt pour Minatec illustre, lui aussi, l’engagement croissant de la Défense dans la recherche et l’innovation" (Michelle Aliot-Marie en visite à Minatec, 24/03/06).

    Symbole parfait de la recherche asservie à l’industrie et à l’Armée, de la fuite en avant économique et technologique et des décisions publiques prises dans le secret, Minatec est contesté depuis des années par des grenoblois-es (voir le récit de l’occupation d’une grue en décembre 2004, ou le site de Pièces et Mains d’Oeuvre). Quelques raisons de s’opposer à Minatec, et ce que cette inauguration a d’historique."

    - Source : Indymedia Grenoble. Des photos et des enregistrements audio sont disponibles en lien dans l’article.

    Lire aussi :

    - "L’ouverture du pôle Minatec cristallise la critique des nanotechnologies", Le Monde, 02/02/2006

    - "Nanotechnologies, le vertige de l’infiniment petit", Dorothée Benoit-Browaeys, Le Monde diplomatique, mars 2006.

    - Le site de l’Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies (OGN) : communiqués, actions, agenda et documents pour comprendre.

    - Minatec et l’armée : le rapport qui tue, juin 2006 par Antonin Reigneaud, téléchargeable sur le site Pièces et main d’oeuvre, "Site de bricolage pour la construction d’un esprit critique grenoblois".

     

    Info en ligne depuis le 22 juin 2006
    Mise à jour le 5 septembre 2007
    Article consulté 1759 fois.

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