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Les pays qui censurent Internet...


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... et les entreprises qui les aident

Sommaire :

  • La liste des 13 ennemis d’Internet
  • Censure : Amnesty dénonce la participation de sociétés high-tech
  • Les internautes sous le contrôle de l’Etat en Chine
  • Yahoo aide le gouvernement chinois à réprimer les opposants
  • En savoir plus
  • La liste des 13 ennemis d’Internet

    Reporters sans frontières dresse la liste des pays qui contrôlent Internet ("24h contre la censure sur Internet", novembre 2006).

    Extraits :

    CHINE

    Censure (les blocages de sites sont déguisés en problèmes techniques), autocensure et surveillance font de la Chine le pays le plus avancé en matière de filtrage d’Internet. Les outils de blogs incluent tous des filtres qui bloquent les mots clefs "subversifs". Les entreprises qui exploitent ces services, qu’elles soient locales ou étrangères, sont mises sous pression par les autorités, qui leur imposent de contrôler les contenus qu’elles hébergent.

    ARABIE SAOUDITE

    Des filtres indiquent aux internautes que certaines pages Web sont interdites par les autorités. La censure touche les sites de l’opposition politique, les publications israéliennes ou celles traitant de l’homosexualité.

    BELARUS

    Le gouvernement, qui possède un monopole sur les télécoms du pays, n’hésite pas à bloquer l’accès aux sites d’opposition lorsqu’il le juge nécessaire, notamment en période électorale. Les publications indépendantes sont par ailleurs régulièrement victimes d’attaques informatiques.

    BIRMANIE

    La junte au pouvoir filtre bien sûr les sites d’opposition. Elle surveille surtout très étroitement les cybercafés, dont les ordinateurs prennent automatiquement des captures d’écran, toutes les cinq minutes, afin de surveiller l’activité des internautes.

    COREE DU NORD

    La Corée du nord reste, comme en 2005, le pire trou noir d’Internet dans le monde. Seuls quelques fonctionnaires accèdent au Réseau à travers des connexions louées à la Chine. Le nom de domaine du pays, le .nk, n’a toujours pas été lancé.

    CUBA

    Avec moins de deux internautes pour 100 habitants, Cuba figure parmi les pays les plus en retard en matière d’Internet. Pour surfer ou consulter leurs e-mails, les Cubains doivent obligatoirement passer par des points d’accès publics (cybercafés, universités, "clubs informatiques pour la jeunesse", etc), où il est plus facile de surveiller leur activité. Ensuite, la police cubaine a installé, sur tous les ordinateurs des cybercafés et des grands hôtels, des logiciels qui déclenchent un message d’alerte lorsque des mots clés "subversifs" sont repérés. Le régime s’assure par ailleurs que les opposants politiques et les journalistes indépendants n’accèdent pas à Internet. A Cuba, on peut être condamné à vingt ans de prison pour quelques articles "contre-révolutionnaires" publiés sur des sites étrangers et à cinq ans simplement pour s’être connecté au Net de manière illégale.

    EGYPTE

    Trois blogueurs ont été arrêtés en juin 2006, et emprisonnés pendant près de deux mois, pour s’être exprimés en faveur de réformes démocratiques dans le pays. D’autres sont victimes de harcèlement. Une cour administrative du Conseil d’Etat a récemment décidé que les autorités pouvaient bloquer, suspendre ou fermer tout site Internet susceptible de représenter une menace pour la “sécurité nationale“.

    IRAN

    Le filtrage du Réseau s’est intensifié en 2006 et l’Iran se targue aujourd’hui de filtrer 10 millions de sites "immoraux". Les sites pornographiques, politiques ou traitant de religion sont particulièrement visés. Mais, depuis l’été 2006, les censeurs semblent avoir concentré leurs efforts sur les publications traitant des droits des femmes. Les autorités ont par ailleurs récemment décidé d’interdire les connexions à haut débit.

    NB. Le gouvernement iranien s’apprête également à mettre en place la surveillance du contenu des textos, vidéos et images envoyés par les utilisateurs de téléphone cellulaire sur son territoire.

    OUZBEKISTAN

    Le gouvernement, dirigé d’une main de fer par le président Islam Karimov, bloque l’accès à la plupart des sites indépendants traitant de l’Ouzbékistan, souvent hébergés en Russie, ainsi qu’aux sites des ONG condamnant les atteintes aux droits de l’homme dans le pays.

    SYRIE

    Avec trois personnes actuellement emprisonnées pour avoir critiqué les autorités sur Internet, la Syrie est la plus grande prison du Moyen-Orient pour les cyberdissidents. Ces derniers sont par ailleurs systématiquement torturés et détenus dans des conditions inhumaines. Le gouvernement interdit l’accès aux sites d’opposition en langue arabe et aux contenus relatifs à la minorité kurde de Syrie.

    TUNISIE

    La Tunisie a eu l’honneur d’organiser, en novembre 2005, le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), grand événement onusien pour aborder l’avenir d’Internet. La politique du président Zine el-Abidine Ben Ali en matière de Réseau est pourtant l’une des plus liberticides de la planète. L’ensemble des cybercafés sont contrôlés par l’Etat. Ces derniers filtrent le Net et sont étroitement surveillés par la police. Les services de sécurité harcèlent en outre continuellement les blogueurs indépendants et les responsables de sites d’opposition, afin de s’assurer que l’autocensure règne sur le la Toile tunisienne.

    TURKMENISTAN

    Avec moins d’un internaute pour 100 habitants, ce pays est l’un des moins connectés à la Toile de la planète. Le président Separmourad Niazov, véritable Kim Jong-il d’Asie centrale, exerce sur tous les médias un contrôle absolu. Le Web turkmène est censuré, bien sûr, mais il est surtout interdit à l’immense majorité de la population.

    VIET-NAM

    Les autorités ont souvent recours à la force pour faire taire ces cyberdissidents. Une dizaine de personnes ont été emprisonnées cette année pour des propos tenus sur Internet. Quatre d’entre elles sont encore derrière les barreaux.

    - Voir la liste et les commentaires exhaustifs sur le site de Reporters sans frontières.

    Censure : Amnesty dénonce la participation de sociétés high-tech

    11 juin 2007

    "Amnesty International a accusé les sociétés technologiques d’hypocrisie dans la manière dont elles aident les autorités du monde entier à imposer la censure sur Internet. L’organisation de défense des droits de l’homme a taxé Cisco, Google, Microsoft et Yahoo de "conspiration" en aidant les gouvernements répressifs du monde entier à bloquer certains contenus sur Internet.

    Le dernier rapport de l’organisation fait état d’au moins 25 pays recourant à des systèmes de filtrage Web mandatés par l’état, parmi lesquels l’Azerbaïdjan, le Bahreïn, la Birmanie, l’Ethiopie, l’Inde, l’Iran, le Maroc, l’Arabie Saoudite, la Corée du Sud, la Thaïlande et la Tunisie."

    - Lire l’article de Iain Thompson, vnunet 11-06-2007

    - Lire aussi "Google ne s’opposera pas à la censure", de Karine Solovieff , 01net, le 14/05/2007 :

    16 mai 2007

    "Réunis lors de l’assemblée générale, les actionnaires de Google ont refusé que l’entreprise s’engage contre la censure imposée par des pays comme la Chine.

    Quatre fonds de pension new-yorkais (ceux de la police, des pompiers, des enseignants et des employés municipaux) sont à l’origine de cette demande, qui réclamait notamment que Google ne conserve pas les données permettant d’identifier ses utilisateurs et que l’entreprise s’oppose aux demandes de censure."

    Youtube est également concerné.

    - Google participe à la répression de la liberté d’information et d’expression en Chine, Amnesty International, 11 mai 2006.

    Les internautes sous le contrôle de l’Etat en Chine

    "Des utilisateurs d’internet continuent d’être arrêtés et emprisonnés.

    Certains sont condamnés à de très lourdes peines, comme Kong Youping 15 ans de prison, Jin Haike 10 ans et Tao Haidong 7 ans.

    Depuis janvier 2001, la Cour Suprême sanctionne par la peine de mort ceux reconnus coupables d’avoir divulgué par internet des "secrets d’Etat" à des organisations et des personnes étrangères. En 2000, est né le projet "bouclier d’or", dont le but était de promouvoir l’adoption des technologies de l’information et des communications de pointe pour renforcer le contrôle policier. Ce projet permettait d’établir un système de surveillance globale fonctionnant à partir de base de données donnant accès aux dossiers d’enregistrement de chaque citoyen. Des entreprises étrangères, Websense, Cisco Systems, Nortel Networks et Microsoft auraient fourni des technologies permettant aux autorités chinoises de censurer Internet.
    La Chine opère le système de filtrage d’Internet le plus important, le plus sophistiqué et le plus étendu au monde. "

    - Lire l’article sur le site d’Amnesty International

    - Un article en anglais (janvier 2004) : "People’s Republic of China Controls tighten as Internet activism growss.

    Yahoo aide le gouvernement chinois à réprimer les opposants

    Wang Xiaoning a été arrêté, jugé et condamné en septembre 2003 à dix ans de prison pour "incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat" : il appelait sur des journaux électroniques à une réforme démocratique et à un système autorisant plusieurs partis politiques en Chine.

    Wang Xiaoning accuse Yahoo ! de complicité et de préjudices pour "avoir sciemment fourni aux officiels chinois des copies de courriels privés, des adresses e-mail, des numéros d’identification des utilisateurs (...) qui ont servi de base aux actes de persécution et de torture, lesquels sont le résultat direct des activités de l’accusé".

    Yahoo ! récuse ces accusations. La firme soutient que les tribunaux américains ne sont pas le lieu approprié pour critiquer le gouvernement chinois et débattre de la liberté d’expression.

    Yahoo ! ne dément pas avoir fourni des informations, mais souligne avoir simplement respecté la loi chinoise tout en ignorant l’usage que le régime chinois ferait des renseignements transmis. Une audience est prévue le 1er novembre pour statuer sur la validité de la plainte et décider d’un éventuel procès.

    - Extraits d’article du Monde du 01.09.07 : "En Californie, Yahoo ! tente de se défendre face aux accusations de dissidents chinois", par Claudine Mulard

    En savoir plus

    - irrepressible.info, le site de la campagne d’Amnesty International contre la répression sur Internet.
    Vous pouvez y signer l’engagement de soutien à la liberté d’expression sur l’internet, et y lire les plus récentes bonnes et mauvaises nouvelles au sujet de la répression sur Internet.
    Le site en français est une traduction approximative de l’anglais, préférez la version originale...

     

    Info en ligne depuis le 29 avril 2007
    Mise à jour le 4 septembre 2007
    Article consulté 2423 fois.

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