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De la puissance de la presse féminine
"Peut-on continuer à ignorer la presse féminine ?
Quand on s’alarme de la stratégie des groupes de presse en quête de rentabilité, quand on s’interroge sur le journalisme, ses dérives, ses connivences, ses régressions, l’étude de l’évolution des "féminins" à la santé économique si florissante n’est-elle pas nécessaire et particulièrement significative ?
Pour mieux comprendre les erreurs et les méfaits dans lesquels toute la presse est en train de s’engouffrer, une premier acte et première partie : une analyse de la puissance de la presse féminine"
Extraits :
"A l’heure du "post féminisme" et de la parité, qui s’inquiète des dérives de plus en plus manifestes de la presse féminine ? Pas de procès, pas de révélations ni de pamphlets fracassants ! Depuis que la presse people, désavouée, condamnée, a été plus ou moins remise au pas, le silence s’est fait autour de la presse dite féminine. Apparemment dans les rédactions des féminins, c’est le calme plat. Et dans le monde journalistique, personne ne semble s’alerter des possibles dérapages, des éventuelles connivences et régressions d’un journalisme mis à mal dans des journaux dits à part parce que " féminins " mais terriblement "in" pour leur encombrement publicitaire."
"Ces "féminins" si dévoués aux marques ne se définissent pas comme des catalogues publicitaires. Tous font bel et bien partie du monde de la presse, c’est à dire de la presse payante : organisée soit disant réglementée et partiellement aidée. Agrées par la commission paritaire, ils sont distribués par les NMPP, et leurs journalistes ont à priori le même statut que tous les autres journalistes. Et comme les autres publications agrées, ils bénéficient non seulement du revenu des ventes à leurs clientes, mais aussi des aides publiques directes et indirectes. Et en particulier d’une. TVA minorée à 2,1%, de la suppression de la taxe professionnelle ( ce qui représente pour toute la presse écrite une plus value de 7 milliards de F pour la TVA minorée, et de 1milliard de francs pour l’exonération de la taxe professionnelle) ( selon le rapport Louis de Broissia - loi de finances 2001)."
"Arqueboutée, agrippée sur le dos des marques, la presse féminine se présente à ses lectrices comme une presse résolument apolitique, délicieusement complice avec ses coups d’émotions, ses divertissements et sa présentation si légère, si gaie, si futile ou si follement provocante. Un leurre qui lui permet de mettre en scène et en image, page après page, publicité comme rédactionnel, l’idéologie massive de la consommation forcenée. Les autres valeurs, la presse féminine les a toutes déserté depuis 95-96. Aujourd’hui elle n’est plus que l’élégant et très efficace bras armé de la pensée de marché."
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Voir aussi l’article : Presse féminine (1)
Info en ligne depuis le 4 mars 2004
Mise à jour le 4 mars 2004
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