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Les OGM sont ils dangereux pour la santé ? L’étude qui accuse

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90 MINUTES a mené l’enquête en France, en Allemagne, au Luxembourg et à la Commission européenne à Bruxelles.

Preuve est faite que ni les industriels ni nos gouvernements ne souhaitent la transparence sur les OGM.

Sommaire :

  • Une nouvelle étude contre les OGM
  • "Les experts l’affirment : manger des OGM est sans danger pour la santé. Et tous les ans de nouveaux OGM arrivent dans notre assiette. ... Tout » Pourtant, aujourd’hui deux nouvelles études scientifiques révèlent un risque toxique.

    Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l’histoire d’une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l’Agriculture français n’a pas voulu rendre public les résultats, alors qu’ils sont inquiétants. Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé. Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ?

    90 MINUTES a mené l’enquête en France, en Allemagne, au Luxembourg et à la Commission européenne à Bruxelles.

    L’enquête révèle qu’une autre étude sur un soja OGM faite par des chercheurs italiens indépendants a mis en évidence que des souris ont subi des altérations de cellules de leur pancréas."

    Le must : une interview consternante d’une chercheuse italienne a qui le gouvernement Berlusconi a retiré les fonds pour la recherche sur les OGM, pour la raison que... rien ne prouve que les OGM présentent des risques pour la santé. CQFD.

    - Voir le reportage sur Google vidéo [1].

    - Un dossier des eco-sapiens avec 2 autres vidéos : un exemple en Argentine avec le Soja de Monsanto et le Round Up (enquête de 2005 diffusée sur Arte) ; autre exemple, en Inde, où plus de 600 fermiers ont mis fin à leurs jours dans la région cotonnière de Vidarbha de juin 2005 à juin 2006, suite à des difficultés financières. Celles-ci seraient notamment liées au développement du coton transgénique, car ces agriculteurs espéraient des récoltes sans précédent, mais les graines OGM se sont révélées peu adaptées à leur région.

    Une nouvelle étude contre les OGM

    Paris, France — Le 14/06/07

    Une nouvelle étude indépendante sur les impacts sanitaires d’un OGM déjà autorisé par l’Union européenne remet en cause le sérieux de l’évaluation des risques effectuée par les autorités européennes avant l’autorisation de mise sur le marché de ces produits.

    « Les analyses statistiques doivent être répétées par des scientifiques indépendants et les données brutes doivent être accessibles à la communauté scientifique sur un site Internet », déclare le professeur Gilles-Eric Séralini du CRIIGEN et membre de la Commission du Génie Biomoléculaire. « Il est en effet scandaleux que ce soient les entreprises qui non seulement mènent les études sur leurs produits mais que ce soient aussi elles qui analysent les résultats ! », s’insurge Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.

    « Cette étude prouve que les procédures d’autorisation des OGM en Europe ne sont pas viables et que les autorités européennes agissent plus comme une chambre d’enregistrement des industries semencières que dans l’intérêt des consommateurs », déplore Arnaud Apoteker.

    Cette nouvelle étude s’ajoute à celle concernant le maïs OGM MON863, publiée en mars 2007 dans une revue à " comité de lecture " (2). L’étude révélait que des rats nourris pendant 90 jours au maïs OGM MON863 présentaient eux aussi des signes de toxicité au niveau du foie et des reins.

    Greenpeace réclame la suspension immédiate de l’autorisation de mise sur le marché des maïs OGM NK603 et MON863, et l’arrêt de la commercialisation et de la mise en culture de tous les OGM tant que le système d’évaluation n’a pas été radicalement révisé.

    - Lire le communiqué complet sur le site de Greenpeace.

     

    Publié le 11 février 2007
    Mis à jour le 21 juin 2007
    Article consulté 1066 fois.

     


    Notes :

    [1] A noter que ce reportage, contrairement à ce qu’affirme un mail qui circule, n’a pas été censuré par C+ et a été diffusé en novembre 2006. Cependant, les hoax ont parfois du bon car cela permet au reportage d’être vu et de circuler massivement sur Internet. Plus d’infos sur le site de Hoaxbuster.

    Et un article d’analyse : " Un hoax sur les OGM. Réflexions sur une réminiscence de la préhistoire du net".
    Extrait : "La propagation de cette rumeur est de toute évidence très significative d’une angoisse très répandue dans la population et parfaitement légitime me semble-t-il face aux agissements mafieux des quelques multinationales qui maîtrisent le secteur et sont prêtes à mettre en danger la santé de millions de personnes. Mais cette rumeur, au-delà de dire la vérité du sentiment populaire dit aussi celle d’une réalité politique car si la censure n’est évidemment pas là où on dit qu’elle est, elle est bien présente et c’est d’ailleurs un des aspects intéressants du reportage dont nous parlons. Elle prend simplement des aspects moins visibles qu’une interdiction de diffusion d’un reportage : discrédit porté sur des scientifiques critiques, rupture du financement de recherches aboutissant à des résultats problématiques, noyade des recherches réalisées sérieusement parmi d’autres qui sont fausses mais servent à relativiser les conclusions des autres. C’est cette censure-là qu’il convient bien sûr de comprendre et de rendre visible, chose qui est particulièrement difficile. Peut-être, dans l’urgence et les impératifs de l’intant, le hoax n’est-il dès lors pas une si mauvaise manière de procéder ?"

     

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